Vendredi 5 juillet

Nous sommes au bord d’un étang de pêcheurs et de promeneurs qui n’hésite pas à venir tôt pour cueillir la nature quand elle est encore calme et silencieuse. Raté, Flaca les entend arriver et, depuis le camion, leur grogne et leur aboie dessus. Une vieille dame demande à ses chiens de nous laisser dormir tranquillement. Mais, rien n’y fait. Je finis donc par sortir avec ma chienne et calmer toute la petite bande de canidés.

Puis, je décide d’aller courir. Je n’ai ni réussi ni eu envie de le caler quelque part depuis le début du voyage, alors pourquoi pas. Cette fois – ci, c’est raté pour moi. Je cours à peine quinze minutes (et, en plus, dix puis cinq) mais mes jambes ne suivent pas. Bon, je suis un peu dégoutée mais je me rassure en me trouvant des excuses. On verra bien si je retente.

Du coup, petit déjeuner avec ma femme d’amour puis on retourne aux toilettes pour la vaisselle et la nouvelle tentative de caca. Et, avec cette chaleur étouffante, on est bien heureuses d’avoir trouvé un coin où se baigner. On a joué comme des enfants pendant un bon moment. Jusqu’à être épuisées et affamées en fait.

On s’est fait à manger avec la fin du fromage à tartiner de la veille qui était resté dans notre garde manger sous notre lit et dans une glacière pour faire semblant. La conservation était absolument parfaite. Bon, en tous cas, ça fait une semaine aujourd’hui et je suis toujours pas morte.

Après le repas, nous avons écrit, lu et écouté des podcasts sur le féminisme et l’afro-féminisme, notamment dans le sport. Nous faisions quelques pauses dans l’Yonne pour nous rafraichir. Lors de notre dernier tuffo, nous sommes finalement allées voir ce monsieur que nous avions repéré depuis la veille. Il a passé la nuit dans sa voiture, au bord de l’Yonne. Même si on fait à peu près la même chose, sa situation nous semblait différente, moins choisie peut-être. Nous lui avons demandé si tout allait bien, s’il avait besoin d’eau ou de nourritures. On a un peu insisté et il a accepté nos gâteaux. On est resté parler avec lui. C’est un monsieur d’une quarantaine d’années qui vient réfléchir à ses problèmes en buvant et fumant. Ce n’était pas la première fois qu’il venait ici et le tapis de cigarettes était là pour nous le prouver. On l’a écouté, on a essayé maladroitement, comme des jeunes utopistes, de le conseiller et on l’a laissé en lui souhaitant de prendre les bonnes décisions

Et, nous sommes parties. Cette fois – ci, nous avions rendez-vous chez un ami qui habite à Sens. Nous avons été très chaleureusement accueillies. Il était avec deux amis. Nous avons parlé tous ensemble, l’un d’eux vit, lui aussi, dans un camion aménagé. Nous avons partagé quelques anecdotes et nous avons raconté ce que nous voulions faire de notre voyage : les interviews. Il nous a dit qu’il contacterait sa mère qui pourrait nous trouver des personnes intéressées. Aaaah ça commence !

Puis tout ce beau monde est parti de son côté, nous avons mangé une salade fraîche et nous sommes sorties à notre tour. Mon ami, nous avait parlé d’un son et lumière sur la cathédrale qui nous avait donné envie. Nous sommes arrivées le seul week-end de l’année où il est remplacé par un festival à Sens. A la place nous sommes allées voir un spectacle de danse contemporaine qui nous a beaucoup plu. On s’est demandé à quoi était dû le manque de synchronisation qui paraît être la clé de la réussite d’une telle représentation.

Puis dodo et à demain !

Commentaires

  1. Ornella

    Petite question : qu’avez vous écouté comme podcasts sur le féminisme et l’afro-féminisme ?
    Enfin ça commence ! Même si ça avait déjà un peu commencé avec toutes vos rencontres 😉
    Bonne suite de voyage les filles !
    Je n’ai même pas de blagues pourries à vous offrir.
    PS : J’ai écris ça avant de voir le calcul à faire : 15*28 ? Wumi ?

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