Une semaine « première fois »

Bonjour à tou.te.s ! Ici non pas Anne ou Wumi, mais Amélie, la grande sœur de Anne.
Les vacances familiales ayant été un peu bousculées à cause (ou grâce) à la naissance prématurée de notre premier neveu Amos Pokam, j’ai décidé à la dernière minute de passer une semaine en « excursion journalistique » en présence de Anne et Wumi. J’ai pu découvrir comment elles vivaient quotidiennement mais surtout j’ai pu profiter de ce que j’appelle dorénavant « La semaine des premières fois ».
Elles m’ont proposée d’écrire l’article correspondant à cette semaine, ce que je m’empresse de faire, évidemment, bien que je trouve dommage le fait qu’elles n’aient pas leur mot à dire. Car, en effet, niveau émotion positive, elle en était pleine (n’oublions pas la toute petite, mais non négligeable, partie négative #onyreviendraplustard).
Je les ai donc rejointes au bord du lac du Bourdon, pas loin du café associatif Chez M’an Jeanne et Petit Pierre dont Anne et Wumi parlent dans leur article respectif. Après avoir mangé dans la friterie du lac (avec UNE SEULE merguez par personne, mais il ne faut pas trop en parler à Wumi sinon on en a pour des heure), on s’est endormies, avant de prendre cap vers le parc naturel du Morvan. Alors, je ne sais pas de qui est la faute, si nous étions mal renseignées ou si Sergio Ramos a vraiment eu un carton rouge parce qu’il a fait tomber la copa del Rey et qu’elle a été écrasée par le bus les tranportant, mais, à bon entendeur (même si je n’aime vraiment pas cette expression, ceux qui savent savent), IL N’Y A PAS DE MONTAGNES DANS CE PARC NATUREL. Trois personnes et une chienne furent déçues de cette découverte.
Bon, il n’y a pas de montagnes, mais il y a des lacs. Et, avec la très bonne expérience du lac du Bourdon, et moi demandant d’être proche d’une source d’eau pour pouvoir m’y baigner après un effort physique, il fut décidé de s’arrêter au bord du lac des Settons. Malheureusement pour moi, le lac était très sec, ce qui fait qu’on avait pied TOUT LE TEMPS, et, surtout, c’était très gadoueux et désagréable, Wumi et moi pouvons s’en plaindre pendant des heures si vous insistez.
À part ça, un couple nous rassura sur le fait d’y dormir. Il y avait même la possibilité d’accéder à l’arrière d’un camping sans être vues, ce dont nous avons profité jusqu’à la partie négative de la semaine, mais #nousyreviendrontplustard (comme ça, ça vous fait rester jusqu’à la fin, ah ouais).

Anne, Wumi et Flaca m’accueillant au lac du Bourdon

(- Bon super, merci, mais pour l’instant, les premières fois, j’en vois aucune, hein.. – Oui ben soit patient.e et ça arrivera)

Donc, je disais. Est-ce que ma venue a mis la pression à Anne et Wumi de me montrer que leur projet avançait dans le bon sens, ou bien, est-ce que je suis tout simplement arrivée au bon moment au bon endroit (à l’inverse de John McKane #diehard #brucewillisIloveyou), il y a plusieurs versions à cette histoire, mais la débouchée est la même, je suis bel et bien arrivée à la semaine des « premières fois ». (– Ah ça y est, elle va finalement nous en parler! – Ta gueule et lis.).

Notre installation au lac des Settons.

Après un lundi de voyage/découverte du lac/rien faisage, nous avons passé le mardi à nous préparer pour : 1) Le marché d’Epinac de mercredi où on voulait afficher la pancarte « podcast sur les repas » et 2) Aller dans un café associatif LGBT+ situé à Epinac aussi (ça tombe bien). Ce même mardi, Anne a recommencé à courir après plusieurs semaine sans rien faire, et a fait 30 minutes sans s’arrêter, #jedisçajedisrien. On a aussi fait un barbecue sur la plage, avec des patates cuites sous aluminium et des saucisses/merguez (plus de une par personne, devinez qui était ravie) venant d’un supermarché lowcost (je précise parce que c’est important pour la suite de l’article), qu’on était allées chercher spécialement pour l’occasion à 20km du lac, ce qui nous a fait déjeuner à 17h (le temps de l’aller-retour, allumage du feu, braises suffisamment chaudes…), mais c’était quand même bon, et cette phrase est interminable et vous savez plus où reprendre votre respiration mais c’est fait exprès parce qu’on a vraiment gobé notre déjeuné. Mais c’était bon.

Mercredi, après un réveil approximativement tôt, et un stress non négligeable de la part de Anne et Wumi, nous avons pris la route pour Epinac. Le problème, c’est que le départ était un peu tardif, et donc nous sommes arrivées à Autun (qui N’EST PAS Epinac, mais à 30 minutes de là) à 10h30. Donc, si nous voulions VRAIMENT aller à Epinac, nous y serions arrivées pour l’heure de la fermeture du marché. Pas cool !
Heureusement pour nous, il y avait aussi un marché à Autun, et c’est ici que nous décidâmes de nous arrêter pour afficher haut et fort notre pancarte podcast créée le jour précédent. Nous avons donc fait la rencontre de Nadine, une femme formidable. Cette Nadine nous a trouvé le placier du marché, qui nous a dit de nous installer juste à côté de… Nadine (la même, tavu). Nous nous sommes donc installées et…. bon bah, échec, personne ne s’arrêtait. En même temps, il n’y avait rien sur la table, juste la pancarte avec « A Table etc… ».

Anne et Wumi en stress de leur premier marché.

On a donc beaucoup discuté avec Nadine et Mamadou, un gars du marché, qui nous ont conseillées pour attirer plus de clientèle. Nadine nous a aussi offert deux pots de confiture extrêmement bonnes (et je pèse mes mots, et oui, papa, elles sont meilleures que les tiennes, voilà, c’est dit). Ainsi, la « première fois » au marché fut enrichissante. Nadine nous informa que le deuxième jour du marché était vendredi, nous décidâmes donc d’y retourner ce jour.
Ce même mercredi, nous nous sommes aussi rendues au café associatif LGBT+ à Epinac. Denis est le propriétaire de ce café, et il a gentiment accepté d’être notre « première » personne à répondre aux questions du podcast. (- Wow, deux premières fois en une journée ! – Eh ouais, la classe tavu). Pour connaître la vie de Denis et ses différentes phases de repas, je vous renvoie au podcast qui n’a pas encore été monté à l’heure où j’écris cet article, mais #çanesauraittarder. Il était tellement heureux de nous avoir rencontré qu’il décida de nous inviter à déjeuner le vendredi.

Après une journée forte en événements, nous décidâmes de rester au bord du lac le jeudi, à préparer le marché du vendredi dans la joie et la bonne humeur (pas difficile, quand le couple Anne/Wumi est parfaitement génial). Des écrits furent rajoutés au panneau du podcast, des flyers furent écris à la main, deux chaises supplémentaires furent achetées, et d’autres idées furent énoncées. Autre fait important, Anne courra 31 minutes sans s’arrêter.

Le vendredi, jour de marché, nous arrivâmes à Autun, où Nadine nous accueillit avec un énorme sourire et nous dit de nous placer juste à côté d’elle, comme précédemment. Cette place était en plein soleil, et de toutes façons d’après le placier elle gênait la vue du vendeur de… en fait je ne sais pas ce qu’il vendait, mais il avait plein de bêtes à plumes en cage et Flaca en était folle. Bref, il nous dit donc de nous placer 10 mètres plus loin. On en fut ravies, car l’ombre de cet endroit n’était pas de refus. On commença donc à nous installer avec : 1) la pancarte podcast et 2) la table remplie de flyers, photos imprimées, imprimante de photos portable, panneau « Les Faces B ».

Anne préparant l’imprimante pour le marché d’Autun.

A la vue de l’imprimante portable, plusieurs personnes s’arrêtèrent et demandèrent qu’on leur imprime leur photos. Après réflexion, il fut donc décidé de remplacer la pancarte podcast par la celle qui montre qu’on vend à prix libre des photos imprimées en direct. Plusieurs personnes s’arrêtèrent, dont une, plutôt âgée et qui n’était pas sûre de ce qu’on faisait. On lui expliqua, et sa réaction fut… magique: « Vous pouvez imprimer ma mère ?!?« . Elle nous expliqua que sa mère, qui n’est en fait pas sa mère biologique, mais juste une dame qui l’a éduquée toute seule sans pouvoir l’adopter, était morte récemment. Elle avait une photo d’elle (prise à travers une vitre, non cadrée, sombre, mais, quand même, c’était sa mère) sur son smartphone qu’elle ne savait utiliser. Nous lui avons donc « imprimé sa mère » en deux exemplaires. Elle en embrassa une des deux avant de nous dire mille fois merci, mais non c’est nous qui vous remercions, c’est le destin tout ça, madame vous êtes LA raison de notre idée d’imprimer les photos, merci encore, mais merci à vous!… Quelle magnifique rencontre que c’était. Et très encourageante pour la suite.

Anne et Wumi avec la dame qui a imprimé sa mère.

Lors du marché, il fut aussi évoqué l’idée de faire un barbecue le soir même, pour fêter mon départ. C’est là où la mention des saucisses low cost prend tout son sens, puisque nous avons décidé d’acheter les charcuteries nécessaires au marché même, chez un charcutier qui fournissait un vendeur de pizze à 50 mètres de là, et où il était possible pour nous de les conserver au frais jusqu’au soir. Dans notre bonheur, il restait exactement 3 andouillettes (et je suis fan des andouillettes), que je m’empressais donc d’acheter, en plus de 4 merguez.

Nadine, dans toute sa bonté, nous donna un melon (il est pas assez beau pour que je puisse le vendre) et nous acheta 10 photos. Nous, on avait besoin de légumes et fruits, donc on alla les chercher dans son stand. Elle refusa notre argent, et, malgré notre insistance, on ne réussit qu’à lui donner un euro symbolique. Elle nous donna aussi des fruits, non mais ceux-là de toutes façons je ne vais pas les vendre, regardez, ils sont à moitié pourri (pas du tout), et une confiture, non mais c’est parce que je vous avais parlé de les brûler à l’alcool de fruit pour conserver sans mettre trop de sucre, donc maintenant vous pourrez la tester. On la quitta avec un peu de regrets (Moi je m’étais habituée à vous voir, hein… Et puis vous savez demain il y a le marché de Beaune…), mais en étant sûres qu’on la croisera un jour ou l’autre.

Après avoir déjeuné chez Denis, où nous fîmes la rencontre de Jean-Marie dont il parle dans son podcast, nous repartîmes en direction du lac pour préparer le barbecue tant attendu.

Avant ça, il fallait faire la vaisselle qu’on n’avait pas eu le temps de faire le matin, et Wumi et moi voulions nous doucher.

(Avant de continuer dans la narration de cette semaine, il convient que je fasse une parenthèse en vous racontant l’histoire que notre père aime nous rappeler: C’est l’histoire d’une vieille dame qui veut traverser une rivière, mais elle n’a pas envie de se mouiller. Heureusement pour elle, deux moines veulent aussi traverser cette rivière, et acceptent de la porter sur leur dos. Pendant TOUT le trajet, la vieille dame se plaint. De quoi, je l’ai oublié, mais en tous cas, elle est très désagréable. Après avoir traversé cette rivière, leur chemin se séparent, et, au bout de 10 minutes de marche, l’un de deux moines dit à l’autre:
« – Elle était quand même vraiment désagréable, cette vieille dame!
– Ah, tu la portes encore ? »
Fin de l’histoire. Morale de l’histoire, si une chose désagréable est passée, elle appartient au passé, et ça ne sert à rien de se baisser le morale pour ça à l’instant présent. Fin de la parenthèse.)

Nous nous sommes donc dirigées vers le camping, où nous avons pu 1) faire une douche pour Wumi et moi et 2) faire la vaisselle et remplir les bidons/bouteilles. Lorsque nous nous dirigions vers la sortie, une personne nous interpella pour nous demander si nous faisions partie du camping. Après un bref essai de mensonge, on rétablit la vérité, ce que cette personne ne sembla pas apprécier du tout. Mais vraiment pas du tout, dans le genre « C’est une propriété privée, ici, vous n’avez pas le droit d’être là, je vais appeler la police » (menace qui m’aurait fait peur auparavant, mais maintenant je me dis que c’est ce que les gens disent en dernier recours quand ils n’ont plus d’arguments mais qu’ils veulent quand même montrer qu’ils sont du bon côté de la justice). Comme nous ne réagissions pas à sa menace, il nous prit le bidon de 10 L d’eau fraichement rempli (=10 kg, quand même, plus qu’un bébé Amos Pokam) des mains et nous dit que si nous voulions le récupérer, ce serait 5€ à lui donner pour la vaisselle qu’on venait de faire. Mais, mon bon monsieur, j’ai encore la serviette dans les cheveux, n’as tu pas remarqué que, en plus de la vaisselle, on a pris une douche ? Non, la colère l’aveuglait assurément.
Quoi qu’il en soit, d’un commun accord, nous décidâmes de ne pas aller récupérer le bidon de 10L fraichement rempli (= 10kg, quand même, plus qu’un bébé Amos Pokam), et que ce serait donc pour lui la vieille dame qu’il continuera de porter jusqu’à la fin de sa vie. Na.

Tout ceci étant passé, nous fîmes un barbecue d’anthologie, avec les charcuteries excellentes qui ne faisaient sortir aucun gras (contrairement aux versions low cost) et qui nous fit réfléchir à la possibilité de manger moins de viande, mais de meilleure qualité, mais c’est une autre histoire et nobody’s perfect. En tous cas je peux dire adieu aux andouillettes low cost parce que I’m on a different level now, sorry guys, helloooo.

Cette semaine se termine pour moi le samedi après midi, après avoir fait quelques flyer supplémentaires, rajouté/modifié certains trucs pour le vide grenier que Anne et Wumi voulaient faire le lendemain. (Anne a aussi courru 32 minutes sans s’arrêter) (et pour ceux qui pensent que rajouter une minute en course ça sert à rien, ils n’ont jamais fait de course de leur vie).

Voilà, c’en est finit pour moi, over and out, peace and pout.

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