Mardi 2 avril 2019

Ce matin, je me suis réveillée une fois de plus avec la douce sonnerie de Skype. (En vrai, c’est une horreur cette sonnerie à fond le matin mais c’est pour aller avec le caractère poétique que j’essaye de donner à ce réveil, so fuck off).

Je suis restée parler avec ma femme d’amour une bonne demi-heure avant que ne sonne pour elle l’heure d’aller au travail. Elle m’a quittée en laissant Skype allumé, je n’ai pas raccroché non plus. Je suis allée dans la deuxième maison. Non, je ne vis pas dans un palace juste dans un ancien corps de ferme. La maison où je dors étant celle où les anciens habitants vivaient. Et, celle où je mange, là où les anciens cochons et truies habitaient. Je demanderai confirmation à mes parents qui ont fait de cette porcherie, une superbe cuisine à l’américaine comme on dit. Mais, revenons à nos moutons.

Deuxième maison donc où j’ai mangé mon petit déjeuner sans écouter France Inter cette fois – ci mais en lisant à mon portable qui transmettra à ma dulcinée… merde comment ça s’appelait déjà, bon c’était de Charles Perault, ça c’est sûr mais le titre du conte bordel. Ah oui (dans la deuxième maison, il n’y a pas internet mais heureusement ma tablette a enregistré mon historique) : La marquise de Salusses ou la patience de Griselidis. Je ne vais pas m’inventer critique littéraire et je vous dirai juste que je l’ai trouvé très bien écrit. Mais, je n’ai toujours pas compris qui était la marquise de Salusses.

Après cette lecture, je suis allée me promener avec ma Flaque d’amour. Le temps ne nous promettait rien mais Flaca et moi on s’en fout. On est retourné vers le fort de l’Aber et on a décidé d’emprunter un petit chemin escarpé que je n’avais encore jamais testé. C’est marrant parce qu’avec la taille des pattes de Flaca, une simple racine devient un obstacle au-dessus duquel il faut sauter et un enchevêtrement de branches devient un parcours de rayon laser dans une salle de musée de films où on doit voler un objet.

Au bout de ce chemin, il y avait une corniche avec un paysage qui ne m’inspirait pas de photos particulières mais j’ai eu envie de faire quelques tests quand même. Après un certain nombre d’essai, je me suis retournée et ma photo était là.

Mais il est temps pour moi de vous parler des jours précédents.

Le 28 mars (donc jeudi dernier) devait être le jour de mon départ pour un tour en France en van aménagé. Il me restait quelques petits travaux à faire dans le camion, je n’avais a priori qu’une petite demi-heure de trajet, je réfléchissais à faire le gouter avec mon petit frère, etc. Et, en en parlant avec ma mère, elle me dit : »pourquoi tu ne pars pas demain ? »

En effet, pourquoi ne partais je pas le lendemain ? J’y avais déjà pensé mais je m’étais mis une espèce d’ultimatum idiot. Et, en prenant la décision de rester un jour de plus, je m’étais dit que ce jour symboliserait parfaitement mon voyage, son inexactitude, mon incapacité à prévoir les choses à l’avance et ma capacité à préférer me laisser porter par les aléas de la vie, des rencontres, de mes envies.

Je suis donc restée un jour de plus, une soirée de plus en Skype avec ma femme d’amour, un repas de restes avec ma grand – mère en plus, un film de plus avec ma famille, un tour de plus avec les chien.ne.s, un nouveau couché avec mon ordinateur posé sur mon lit affichant mon amour endormi et un réveil à 7h par mon petit frère cette fois – ci. On avait convenu de manger notre petit déjeuner ensemble, il y convia Wumi et c’était super méga cool. (#Cacedédi mon amour)

On passa la matinée ensemble, puis arriva le midi et nous ne pûmes raccrocher mais, on ne faisait que reporter l’inévitable, on allait devoir terminer ce skype qui ne finissait plus pour notre plus grand bonheur. Le départ vers 16h fut très difficile et principalement à cause du fait que l’on du raccrocher, oui c’est bon Anne, on a compris !

Arrivée à destination, je trouve le parking que j’avais vu sur park4night, des campings cars y étaient garés, j’étais rassurée. Je suis partie en ballade avec Flaca presque immédiatement. On a rencontré deux hommes, l’un de 26 ans, l’autre, le double. Ils étaient gentils mais alcoolisés et plus le temps passait, moins ils se comprenaient, moins ils s’écoutaient et plus ils se disputaient. Je fis un rapide aller pour nourrir Flaca et me changer. Je fus accueilli, à mon retour, par une nouvelle dispute, il fallait changer la dynamique. Je leur proposai que l’on se dirige vers le centre, l’ambiance ne changea pas. On se sépara, je pris un panino qui m’appris qu’il était possible d’en manger un que je ne trouvais pas bon et je retournai au camion. J’avais des messages vocaux de Wumi que j’écoutai, je lui répondis et me couchai.

On arrive à samedi, je vais essayer de faire plus court.

Réveil aux aurores, enfin, c’est quand les aurores ? Boh, pas grave. Petit moment avec Wumi à travers des messages vocaux et vidéos, petit déjeuner, ballade, achat au marché d’œufs, une merguez et du pain, retour au camion, déjeuner, larmes, messages vocaux et vidéos avec Wumi, appel aux parents et décision d’aller passer ces deux derniers mois sans ma femme, en Bretagne, dans la maison secondaire de mes parents. Pourquoi ? Parce que ce voyage, c’est notre voyage, ce projet, c’est notre projet. Et, surtout, parce qu’elle me manquait terriblement, je ne voulais rien faire sans elle. Je suis partie donc vers 14h, j’ai roulé 10 heures. Mon camion est très lent et je suis passée par une route sans péage, j’ai fait des arrêts pour me promener avec Flaca et discuter avec ma femme.

Et voilà, on est déjà à dimanche !

Qu’est ce que j’ai fait dimanche de non habituel parce que bon, en gros, le petit déjeuner France Inter et la ballade avec Flaca c’est assez répétitif finalement. On est allé au marché et je ne sais pas trop dans quel sens cela se fait mais mon contact avec les gens m’était super agréable. Tout le contraire du lieu que je venais de quitter. Cette impression continua l’après midi lors de notre ballade sur la plage où je voyais toutes les personnes qui m’entouraient heureuses, chaleureuses, souriantes, polies, agréables. Alors, je ne sais pas si c’est parce que je suis moi – même plus heureuse que mon rapport avec les autres s’en trouve amélioré ou si c’est le lieu. Dans tous les cas, ça m’a conforté dans ma décision. Décision qui fut encore plus confirmé lors de mon appel avec ma femme d’amour avec laquelle je m’endormis mais ne me réveillai pas, sacré Skype, toujours en train de buguer.

Et nous voilà arrivés à hier, merci à tous ceux qui se sont accrochés !

Alors, qu’est ce qu’il s’est passé d’extraordinaire lundi ?
Pas grand chose finalement, j’ai abandonné Flaca pour aller faire des courses incomplètes donc je devrais y retourner dans les jours suivants et lui déchirer le cœur une deuxième fois. Mais bon, elle apprend au fur et à mesure.

Je me suis fait à manger une espèce de fausse blanquette de veau avec de la dinde, du chou frisé, des carottes et de la crème fraiche.. Ouais, c’était pas du tout une blanquette de veau quoi. Oui voilà c’est ça. Mais j’ai rien de passionnant à dire alors je tartine ce que je peux.

Je suis allée courir pied nu sur la plage et Flaca a traversé le petit bras de mer qui nous en séparait. C’est insignifiant à vos yeux mais, c’est assez incroyable pour moi après mes milliards de tentatives en Italie.

On est rentré, on a appelé Wumi, j’ai mangé un velouté carotte – tomate (tu vas vraiment nous dire tout tes repas ? J’ai pas encore décidé) et on s’est couché.

Et maintenant, je peux terminer mardi tranquillement.

On en était à la photo de Flaca. On a fini la ballade en jouant à cache cache,

en me faisant fouetter par les attaches de mon sac à dos et en essayant de prendre des photos d’oiseaux. J’ai mangé la fin de mon risotto aux épinards, je me suis baladée avec Flaca l’après midi puis j’ai appelé ma femme d’amour avec laquelle j’ai joué au jeu de société « Pour les Nuls ». La règle stipulait que la partie se termine, pour les débutants, quand le premier arrive à 20 points. On s’est arrêté à 9 points au bout d’une heure et on est allé se coucher. Enfin, elle s’est endormie et j’ai regardé Rennes – Lyon.

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