Finie la routine maussade

Au tout début…

Ma journée commence par un réveil difficile. Je me sens lourde au réveil. Mes poumons sont sensibles à cause de la quantité monstrueuse de cigarettes que j’ai fumé la veille. Je ne sais pas pourquoi je fume autant depuis que je suis à Dubaï. C’est peut-être parce que c’est le seul moment durant lequel j’ai vraiment l’impression d’être en pause. Et lorsque je veux étendre cette sensation dans le temps, bah j’en fume une autre, puis une autre…

Je checke mon téléphone, je regarde ce que m’a envoyé ma petite femme. Je me lève et j’allume ma télé. Pardon, ma Smart TV 🙂 . Je n’ai pas réglé les chaînes des Émirats alors j’utilise exclusivement l’application YouTube. Je regarde des bouts d’émissions que je ne regardais pas avant (comme TPMP, BTP, Z&N et autres conneries médiatisées).

Parfois, je me motive pour aller à la salle de sport afin de faire fondre mes jolies parties graisseuses qui sont considérées comme étant « en trop ». Mais aujourd’hui j’ai la flemme. Et j’ai même envie de commander un bon gros burger à midi (ou/et ce soir). Je décide donc de me préparer le petit-dej’ et je me mets devant la télé, après avoir allumé le water heater (chauffe-eau).

Une fois le petit-dej’ mangé, je dégaine ma première cigarette de la matinée. Je fume, et je m’évade. J’aime vagabonder entre mes souvenirs et penser à l’avenir.

Et puis…

Après deux ou trois autres batônnets de nicotine, je m’en vais faire ma toilette (lavage de dents et douche). Je me prépare, je vais au travail non sans une belle envie de pleurer. J’arrive ensuite au bureau. Je fais ce pourquoi je suis payée, j’essaie de le faire bien et de m’impliquer un minimum dans mes tâches répétitives et très peu pertinentes.

Pause midi, je rentre chez moi pour manger des restes ou des pâtes préparées à la va-vite. Je reviens aux alentours de 14h et me remets à bosser. Il est 18h, la journée est terminée donc je retourne de nouveau dans ma merveilleuse grotte. J’appelle ma petite femme, je fais des messages vocaux à mes soeurs et à ma mère. J’échange avec mes amis les plus chers. Tout ça en fumant toujours plus ! Je mange malgré que je n’ai pas faim tout en regardant des vidéos sur YouTube. Et je vais me coucher avec ma petite femme qui est sur l’écran de mon ordinateur, grâce à Skype. Le sentiment de manque pour cette personne fait des allers-retours permanents en moi, tout au long de la journée.

Très intéressante cette routine, hein?! Je la vis en boucle ces derniers mois. Heureusement pour moi je serais bientôt libérée.

C’est fini ? Mais comment ?!

Je ne vais pas mettre fin à mes jours, ça non. En fait, j’ai convenu d’une rupture à l’amiable avec mon entreprise. Mon retour est prévu pour fin Mai. J’ai plus que quelques semaines à tenir (7 semaines pour être exacte). Ma femme m’a dit que je suis courageuse, je suis plutôt d’accord avec elle. Qu’est-ce que c’est dur de faire ce dont on a envie dans ce monde… Mais avec un peu de soutien, et beaucoup de détermination tout est possible. Plus facile à dire qu’à faire.

C’est difficile mais faut passer à l’action là !

Oui, on parle de quitter une situation stable qui n’est pas accessible à tout.e.s et qui rassure les parents. Plus généralement, on parle de casser l’image que nos proches ont de nous. Plus intimement, on parle de vivre ce dont on a envie au plus profond de nos guts, you know? Pour ma part, je loue un studio bien située dans une ville qui pourrait m’offrir un bel avenir professionnel dans le monde du Web. Mais je ne veux pas faire des millions, plus maintenant. Je veux vivre autre chose, quelque chose qui me stimule, quelque chose qui me tient à coeur. Je veux sortir du chemin qu’on a dessiné pour moi avec mon inconscient consentement. J’ai le droit de changer d’avis. Du coup, je pars sur les routes de France avec ma petite femme. On a un beau projet à mettre en place. C’est mes parents qui vont être contents.

Nota Bene : Avoir des attentes envers ses proches, c’est le meilleur moyen de se décevoir soi-même (I’m just sayin’).

Libération

Je suis libre
Je suis libre

J’ai envie d’être cette meuf sur la photo (même si je suis pas fan de son t-shirt marinière). Et vu qu’on vit qu’une fois, je vais faire ce que mon coeur et ma tête me crient depuis des années.

Est-ce que j’ai peur ? Bien-sûr.

Est-ce que je suis excitée à l’idée de voyager ? Extrêmement.

Est-ce que j’ai des regrets ? Je ne veux pas faire la go qui connait pas charo mais.. ABSOLUMENT PAS.

Je me fais confiance et je quitte une vie qui n’est pas bénéfique pour moi. Personne ne peut décider quel métier est fait pour moi, ni quelle est ma vocation. Je suis la seule personne à pouvoir façonner ma vie comme je l’entends. Je ne laisserais donc aucun découragements m’atteindre. C’est la première fois que je vais m’écouter. Il était temps.

Viens, on fait ce qu’on veut (dans la limite du respect de l’autre hein, of course). Viens, on remplit nos vies avec de vrais bails, des bails qui nous stimulent et qui nous font grandir, apprendre, rire.

Voilà, ceci était une tentative d’encouragement pour celles et ceux qui souhaitent vivre. J’espère que ça fonctionne.

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